Trois dispositions actuelles ou futures encadrent le processus de construction.
Face
au défi majeur du changement climatique, la France a pris des
engagements ambitieux en signant le protocole de Kyoto entré
en application depuis le mois de février 2005 : le
gouvernement s’est engagé à ramener les émissions
de gaz à effet de serre moyennes de la période de 2008
à 2012, au niveau de celles de 1990.
Le secteur du bâtiment est, parmi les secteurs
économiques, le plus gros consommateur en énergie (1).
Il représente plus de 40% des consommations énergétiques
nationales, soit 660 TWh, et près de 25% des émissions
de CO². Cela correspond à une tonne d’équivalent
pétrole consommée, à une demi-tonne de carbone
et près de 2 tonnes de CO² émises dans
l’atmosphère par an et par habitant.
Actuellement
la consommation moyenne annuelle d’énergie du secteur du
bâtiment est de l’ordre de 260 kWh d’énergie
primaire par m² par an (environ 330 kWh pour le résidentiel
et environ 550 pour le tertiaire, électricité
spécifique comprise).
La contrainte de réduction
par 4 des émissions de CO² du secteur du bâtiment à
2050, qui est inscrite dans les objectifs de la loi n° 2005-781
de programme fixant les objectifs de la politique énergétique
du 13 juillet 2005, se traduira par l’obligation d’une diminution
par 6 des émissions ramenées au m², compte tenu de
l’augmentation du parc de bâtiments.
En supposant
que la relation entre les quantités de CO² émises
et les quantités d’énergie primaire reste identique,
ces objectifs nécessiteraient de parvenir en moyenne sur le
parc à une consommation moyenne d’énergie primaire
par an et par m² chauffé ou climatisé de moins de
50 kWh, dont environ 35 kWh pour le chauffage ou la climatisation et
la production d’eau chaude sanitaire.
Le chapitre
bâtiment et écohabitat du Plan climat 2004, qui concerne
plus particulièrement les intervenants dans le domaine de la
construction, décrit entre autres les mesures transposant la
directive européenne du 16 décembre 2002 qui traite de
la performance énergétique des bâtiments aussi
bien neufs qu’existants.
L’objectif de la
réglementation thermique des constructions neuves y est
clairement spécifié, à savoir une amélioration
de la performance de la construction neuve d’au moins 15% pour
atteindre moins 40% en 2020, une limitation du recours à la
climatisation et la maîtrise de la demande en électricité.
Diverses mesures législatives et réglementaires
s’inscrivent dans le cadre de cet objectif d’amélioration
de la performance énergétique des bâtiments :
La
RT2005, à l’instar de la précédente
réglementation thermique RT2000, s’applique aux bâtiments
neufs des secteurs résidentiel et non-résidentiel.
Elle
est applicable aux permis de construire déposés à
partir du 1er septembre 2006.
Le
Plan climat a fixé les objectifs de la RT2005 : une
amélioration de la performance de la construction neuve d’au
moins 15%, avec une perspective de progrès tous les cinq ans
pour atteindre moins 40% en 2020, une limitation du recours à
la climatisation et la maîtrise de la demande en électricité.
La RT2005 prend pour principe d’inciter les maîtres
d’ouvrage et maîtres d’œuvre à prendre en compte
toutes les possibilités d’amélioration de la
performance énergétique du bâtiment dans un cadre
technique précisé par les textes.
Le
décret n° 2006-592 du 24 mai 2006 et l’arrêté
du 24 mai 2006 définissant les niveaux de performance à
atteindre ont été publiés au Journal Officiel le
25 mai 2006. Ces textes sont complétés de l’arrêté
approuvant la méthode de calcul, publié en avril 2007
dans le fasicule spécial n°2006-3 du Bulletin Officiel. »
La RT2005 s’inscrit dans la continuité de la
RT2000. Elle en reprend la structure réglementaire ainsi que
les principes qui permettent au maître d’ouvrage de choisir
la solution la plus économique pour atteindre la performance
exigée :
Les
exigences sont renforcées :
Par ailleurs, la
RT2005 s’attache à permettre le calcul et la valorisation
des outils de la construction bioclimatique
aussi bien pour diminuer les besoins de chauffage que pour assurer un
meilleur confort d’été : le calcul des apports
solaires est nettement amélioré.
Par
ailleurs,en maison individuelle, les baies au sud et les volets sont
placés en référence. En prenant en compte
l’inertie réelle du bâtiment on peut mieux valoriser
certains matériaux à forte inertie thermique. Pouvoir
intégrer les avantages des dispositifs architecturaux tels que
des casquettes au sud ainsi que des masques plus lointains donne la
possibilité de valoriser les efforts de conception sur
l’environnement climatique du bâtiment. En outre, les
toitures végétalisées sont désormais
prises en compte dans le calcul.
Parallèlement, la
RT2005 améliore la prise en compte des énergies
renouvelables,
notamment en les introduisant en référence. Ainsi, les
calculs pour les chaudières bois ont été affinés
et la référence calée aux bonnes pratiques du
marché.
Concernant l’énergie solaire, pour
certains bâtiments, une part de production d’eau chaude
sanitaire est calculée en référence.
Concrètement, une
maison individuelle (utilisant aussi bien l’électricité
que les combustibles fossiles) devra être équipée
de 2 m² de capteurs solaires
et un logement collectif utilisant l’électricité
devra être équipé de 1 m² de capteurs
solaires ; ou à défaut économiser l’énergie
équivalente grâce à des systèmes de
chauffage plus performants, une meilleure orientation, ou des
fenêtres mieux isolées.
Pour ce qui est des
consommations de refroidissement, elles sont intégrées
dans les méthodes de calcul. La plupart des bâtiments ne
disposeront pas de consommations de refroidissement en référence.
Ainsi,
sauf cas particuliers où la climatisation est absolument
indispensable (zones de bruit, établissements sanitaires...),
un bâtiment climatisé n’aura pas le droit de consommer
plus qu’un bâtiment identique non climatisé. Le
bâtiment climatisé devra comporter des équipements
et matériaux permettant de diminuer les consommations de
chauffage et d’éclairage à due concurrence des
consommations de climatisation.
En
complément, est introduite, pour les bâtiments
d’habitation, une limite de consommation maximale exprimée
en énergie primaire pour les consommations conventionnelles de chauffage, de
refroidissement et de production d’eau chaude sanitaire. Cette
limitation est la même pour l’individuel et le collectif et
est déclinée par zones climatiques et par énergies
de chauffage.
Des évolutions des dispositions de l’arrêté pourront être introduites avant 2010, date de la prochaine réglementation, pour tenir compte de l’évolution des marchés et des résultats des études engagées, notamment sur des consommations maximales pour les bâtiments tertiaires.
Les zones climatiques sont définies dans l’arrêté (H1 : nord, à H3 : zone méditerranéenne)
| Type de chauffage | Zone climatique /Consommation conventionnelle pour le chauffage, le refroidissement et la production d’ECS en kWh primaire /m²/an | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Combustibles fossiles | H1: 130 H2:110 H3:80 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Chauffage électrique (y compris les pompes à chaleur) | H1: 250 H2:190 H3:130 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
En
alternative à la réalisation de calculs pour vérifier
la conformité à la RT2005, l’application de solutions
techniques agréées par le ministre en charge de la
construction permet la vérification de tout ou partie des
exigences de la RT2005, dans la limite de leur domaine de validité.
ST
2007-001 : Solution technique relative au respect des exigences
de confort d’été de la RT2005.
Le
Centre Scientifique et Technique du Bâtiment a développé
une solution technique permettant à son applicateur de
vérifier la conformité des bâtiments aux
exigences de la RT2005 relatives au confort d’été des
bâtiments, conformément aux conditions décrites
au titre IV de l’arrêté du 24 mai 2006 relatif aux
caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et
des parties nouvelles de bâtiments.
Cette
solution technique a été agréée, le 30
novembre 2007, par arrêté du ministre en charge de la
construction sous le numéro ST 2007-001.
ST
2007-002 : Solution technique relative au respect des exigences
de la RT2005 pour les maisons individuelles non climatisées
Le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment a développé
une solution technique permettant à son applicateur de
vérifier la conformité des maisons individuelles non
climatisées aux exigences de la RT2005, conformément
aux conditions décrites au titre IV de l’arrêté
du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des
bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments.
Cette
solution technique a été agréée, le 12
décembre 2007, par arrêté du ministre en charge
de la construction sous le numéro ST 2007-002.
Le
principe du label haute performance énergétique est
reconduit.
Son
utilisation par les maîtres d’ouvrage devrait permettre le
développement de systèmes et techniques constructives
performants, dans la perspective des futurs renforcements de la
réglementation tous les cinq ans.
L’arrêté
du 3 mai 2007, définit le contenu et les conditions
d’attribution de ce label : pour en bénéficier
un bâtiment doit non seulement être performant d’un
point de vue thermique mais aussi faire l’objet d’une
certification portant sur la sécurité, la durabilité
et les conditions d’exploitation des installations de chauffage, de
production d’eau chaude sanitaire, de climatisation et d’éclairage
ou encore sur la qualité globale du bâtiment.
Le
label « haute performance énergétique »
atteste que le bâtiment respecte un niveau de performance
énergétique globale supérieur à
l’exigence réglementaire, vérifié grâce
à des modalités minimales de contrôle.
Ce
label comprend cinq
niveaux :
Ces
niveaux de performance, traduisent une volonté forte
d’amélioration de la performance énergétique
des bâtiments neufs : ils sont encore plus ambitieux que
ceux du HPE 2000 qui correspondaient à une consommation
conventionnelle d’énergie inférieure respectivement
de 8% et 15% à la consommation conventionnelle de référence
RT2000 ; d’amélioration de la performance énergétique
des bâtiments neufs.
Pour
obtenir ces labels, les constructeurs devront mobiliser toutes les
techniques permettant d’économiser l’énergie, ce
qui permettra au secteur de la construction de faire un grand pas
vers l’objectif de division par quatre des émissions de gaz
à effet de serre à l’horizon 2050.
C’est
ainsi que l’isolation par l’extérieur, les pompes à
chaleur, les chaudières à condensation et les systèmes
utilisant les énergies renouvelables, deviendront des éléments
importants pour le label « Très basse
consommation » dans la perspective de la RT 2010.
« Lors
de la construction d’un bâtiment ou d’une extension de
bâtiment, le maître de l’ouvrage fait établir le
diagnostic mentionné à l’article L. 134-1. Il le
remet au propriétaire du bâtiment au plus tard à
la réception de l’immeuble. »
Le
diagnostic de performance énergétique est obligatoire
pour les constructions neuves et les parties nouvelles de bâtiment
pour lesquelles la date de dépôt de la demande de permis
de construire est postérieure au 30 juin 2007.
Le
décret n° 2006-1147 du 14 septembre 2006 relatif au
diagnostic de performance énergétique et à
l’état de l’installation intérieure de gaz dans
certains bâtiments ainsi que l’arrêté du 21
septembre 2007 (J.O. du 28 décembre 2007) relatif au
diagnostic de performance énergétique pour les
bâtiments neufs en France métropolitaine en définissent
le contenu.
Depuis le 1er janvier 2008, le maître d’ouvrage doit réaliser, avant le dépôt du permis de construire, une étude de faisabilité technique et économique des diverses solutions d’approvisionnement en énergie de la construction (art L.111-9 du code de la construction et de l’habitation introduit par la loi du 13 juillet 2005). Cette mesure est destinée à favoriser les recours aux énergies renouvelables et aux systèmes les plus performants. Le maître d’ouvrage aura la liberté de choisir la ou les sources d’énergie de la construction, guidé par les conclusions de cette étude qui visent notamment à montrer les bénéfices engendrés en matière de consommations d’énergie, d’émissions de gaz à effet de serre et de frais énergétiques annuels par rapport aux investissements supplémentaires éventuels. L’arrêté du 18 décembre 2007 relatif aux études de faisabilité des approvisionnements en énergie pour les bâtiments neufs et parties nouvelles de bâtiments et pour les rénovations de certains bâtiments existants en France métropolitaine en définit les modalités.
La
RT2005 étant basée sur un renforcement de la
performance énergétique globale du bâtiment, les
concepteurs et les maîtres d’ouvrage ont la possibilité
de choisir entre plusieurs composants intervenant dans la performance
thermique globale.
De plus, le travail sur la conception
est mieux pris en compte dans les méthodes de calcul RT2005.
Ainsi, un concepteur qui implante les ouvertures principales au sud
sera de facto valorisé, ce qui n’était pas le cas
dans la RT2000.
Ainsi, si le concepteur travaille en
amont la conception de son bâtiment, le "surcoût"
sera vraiment réduit : il sera en moyenne de l’ordre de
2%, pourcentage qu’il faut comparer aux économies d’énergie
qui seront d’au moins 15% par rapport à un bâtiment
construit selon la RT2000. Les bâtiments pour
lesquels les surcoûts seront vraisemblablement les plus
importants, tout en restant inférieurs à 5%, sont les
bâtiments pour lesquels il faudra recourir à une
nouvelle technologie. Ce sera le cas par exemple pour certaines
maisons individuelles qui devront être équipées,
dans les départements les plus froids, de planchers rayonnants
électriques ou qui devront traiter les ponts thermiques des
planchers intermédiaires.
Par rapport à des
constructions RT2000, les économies sur la facture énergétique
sont assez disparates selon l’énergie de chauffage et la
localisation.
Pour une maison individuelle de 100 m² :
Pour un logement
collectif de 100 m² :
Pour les renforcements prévus en 2010, puis 2015, la filière devra préparer des solutions acceptables architecturalement et économiquement dans la perspective d’un renforcement de 40% en 2020, voire plus, renforcement d’ores et déjà inscrit dans la loi de programmation et d’orientation sur la politique énergétique.
Tel
qu’introduit aux articles L. 128-1 et L. 128-2 du code de
l’urbanisme par l’article 30 de la loi de programme n°2005-781
sur les orientations de la politique énergétique et aux
articles R. 111-21 et 22 du code de la construction et de
l’habitation, l’arrêté du 3 mai 2007 définit
les critères pour autoriser la possibilité de
dépassement du coefficient d’occupation des sols (COS) de
20%. Cette mesure peut s’appliquer aussi bien aux constructions
neuves qu’aux extensions de constructions existantes, à
condition toutefois, que le conseil municipal ou l’établissement
public de coopération intercommunal concerné ait
délibéré sur son principe, qu’il ait un plan
local d’urbanisme qui détermine un COS et qu’il ait
indiqué les zones concernées. La parution de l’arrêté
du 3 mai 2007 au Journal Officiel du 15 mai 2007 permet aux communes
de délibérer immédiatement sur la mise en œuvre
de cette procédure.
Pour
en bénéficier, les constructions neuves de logements
collectifs, de maisons individuelles groupées, d’immeubles à
usage tertiaire doivent répondre aux critères des
niveaux THPE EnR ou BBC du label « haute performance
énergétique ». Le maître d’ouvrage
doit joindre au dossier du permis de construire un document établi
par un organisme habilité à délivrer le label
HPE, attestant que le projet, au stade du permis de construire,
respecte les critères de performance requis et que le
demandeur s’est engagé à obtenir le label
correspondant.
Pour
les maisons individuelles isolées neuves, le bénéfice
du dépassement du COS peut être accordé à
la double condition : d’avoir un niveau de consommation
inférieur de 20 % au moins à la consommation de
référence résultant de l’application de la RT
2005 et de respecter une des quatre conditions portant sur
l’utilisation des énergies renouvelables ou de pompes à
chaleur performantes.
Pour
les constructions existantes, les conditions s’appliquent au
bâtiment et à son extension, pour respecter l’objectif
de limitation des consommations énergétiques. Les
planchers hauts sous combles perdus du bâtiment et de son
extension doivent être suffisamment isolés.
Le
bâtiment doit faire l’objet de travaux d’installation
d’équipements d’énergie renouvelable ou de pompe à
chaleur tels que l’ensemble des locaux, constitués par la
partie existante et l’extension appartenant au même
propriétaire, respecte une des conditions fixées.
Dans
ces deux derniers cas, le maître d’ouvrage doit joindre au
dossier du permis de construire son engagement d’installer les
équipements de production d’énergie renouvelable,
assorti d’un document établi par un diagnostiqueur apte à
établir un diagnostic de performance énergétique,
attestant que les conditions sont réunies au stade du permis
de construire.
Au-delà
de ces éléments, permettant d’améliorer la
performance énergétique de la construction courante et
de préparer la prochaine étape réglementaire (RT
2010), les professionnels doivent préparer les solutions
techniques qui permettront la réalisation de bâtiments à
basse consommation. C’est pourquoi le gouvernement
a mis en place un grand programme de recherche sur les économies
d’énergie dans le bâtiment.
Le
protocole instituant ce programme de recherche dénommé
PREBAT a été signé le 25 avril 2006.
Il prévoit de mobiliser des financements à hauteur de
62 millions d’euros sur 3 ans. Les recherches visent notamment à
développer des solutions techniques permettant : outre la
réalisation de bâtiments neufs consommant moins de
50KWh/m² et la réalisation de bâtiments à
énergie positive, la rénovation banalisée de
bâtiments avec une performance énergétique aussi
proche que possible de celle des bâtiments neufs.
D’autres
projets de recherche ont été engagés par la
Fondation Bâtiment Énergie - cofinancée par le
secteur privé (EDF, Gaz de France, Lafarge, Arcelor) et l’État
- a lancé un appel à projets sur le thème des
solutions de rénovation dans la maison individuelle existante.
Sources : service-public.fr
La Maison des Bâtisseurs cerne vos besoins grâce à son équipe commerciale
A votre écoute du lundi au vendredi de 9h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h30, ainsi que le samedi matin de 9h00 à 12h00.
28 rue de Jouvence
21000 Dijon
Contactez-nous immédiatement par mail ou en appelant le :
25 rue de Arènes
39100 Dole
Contactez-nous immédiatement par mail ou en appelant le :
2 rue Colette
71100 Chalon sur Saône
Contactez-nous immédiatement par mail ou en appelant le :
31 rue Beaubernard
71300 Montceau-les-Mines
Contactez-nous immédiatement par mail ou en appelant le :